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27/02/2018

Comment s’affranchir de son passé en restant soi-même ?

Comment s’affranchir de son passé en restant soi-même ? 

Cher Pierre, 
Pour répondre à cette question, je vais utiliser la première personne du singulier « je », pour une meilleure identification par les autres. Chacun pourra être mon « je ».
Il s’agit là d’une question forte qui rend nécessaire, quelques vérifications :
- quel est mon niveau de conscience sur la question ?
- Comment puis-je m’affranchir et rester ?
S’affranchir veut dire se libérer et se débarrasser de ce qui nous empêche. 

Pour me libérer de mon passé, encore faut-il que la sensation d’étroitesse ou de contrainte, à laquelle j’ai fini par m’habituer, devienne plus inconfortable que le risque de l’inconnu que représente la liberté à laquelle j’aspire inconsciemment, mais pour laquelle je n’agis pas. 

Sans aller jusqu’au syndrome de Stockholm, je peux me trouver des excuses et développer de l’empathie à une situation anormale répétée ou à des personnes qui se disent me vouloir du bien et qui pourtant, sont, au mieux, inconscientes, au pire, toxiques et maltraitantes.

La deuxième vérification : 
- quelle est la nature des liens qui m’entravent et qui, selon leur épaisseur, rendra le travail que je veux entreprendre plus ou moins rude, risqué, douloureux ?

- suis-je prêt(e) pour ce voyage vers mon propre univers ?
- en ai-je le courage ?
Car revisiter et remettre en question les éléments qui m’ont composée et m’ont fait grandir n’est pas chose aisée: l’éducation, le milieu d’où je viens, la culture, les parents, la famille, les pilotes clandestins (ah, les fameux !).

M’affranchir de mon passé signifie composer mon propre chemin. 

Devenir grand(e) passe toujours par une, voire plusieurs crises pour aller vers l’état désiré. Les décisions que cela engendre, la liberté que cela procure sont inégalables et permettent de se connecter à l’être authentique qui a toujours existé mais qui n’avait pas encore sa place. 

Et tout comme en philosophie, les mots ont un sens. 
Et dans cette question, il y a comme un paradoxe : s’affranchir et rester. 
Comment se libérer de contraintes et rester dedans ? 

Au mieux, je peux composer avec, mais m’affranchir de mon passé permet la projection vers l’avenir. C’est pourquoi je dirai plutôt « s’affranchir de son passé et devenir Soi », car c’est décider d’ÊTRE ce que j’ai choisi et non ce qui m’est imposé.

Voilà une des choses que le coaching permet de faire, et ce n’est pas rien.

Claire Couroyer